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Ni Sionisme Ni  Fondamentalisme  Palestine Laïc et Unifiée!

La liberte de la Palestine sera l’Oeuvre des Ttravailleurs en Lutte!

Parti Revolutionnaire pour la Revolution!

Vive l’Union des Communistes!

 L’Etat Sioniste  Sera Demoli!

La guerre aurait duré trente-sept jours. C’est l’heure du cessez-le-feu au Moyen Orient, ce pays où les traités de paix fumant l’odeur de la poudre ressemblent à des textes écrits sur de la glace… Jusqu’à une nouvelle guerre…

Qana, Baalbek, Ghazié, Saïda, Soûr.... Nous n’aurions connu que Beyrouth auparavant, mais en l’espace de trente-sept jours nous avons assez appris pour localiser les villes et districts du Liban Sud. Pendant que les hélicoptères,  les avions de bombardement et les lance-roquettes les transformaient en ruines, les chars les écrasaient, les noms de toutes ces régions ont été gravés dans nos esprits.

Plus de mille Libanais ont perdu leur vie, trois mille travailleurs ont été blessés pendant ces trente-sept jours, l’armée israélienne a déplacé un million de personnes dans un pays qui compte quatre millions d’habitants.

Parallèlement à ces agressions, le 28 juillet, sur la Bande de Gaza, durant l’opération que les Sionistes appelaient ‘‘la Pluie  d’été’’, 117 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été massacrés.

Pendant ces trente-sept jours l’agression israélienne a été sauvage mais elle n’était pas incomparable : car depuis 1948 date à laquelle l’Etat Sioniste a vu le jour, d’innombrables exemples de carnages et de massacres ont été commis.

Ce n’est pas pour rien si les Palestiniens se souviennent de cette date comme de l‘’el-Nakhba’’, le Grand Malheur. En 1948, sept cent mille Palestiniens avaient été déplacés de force, depuis les terres occupées par l’Etat d’Israël instauré par la guerre. Ces sept cent mille réfugiés qui avaient été forcés à s’établir en Jordanie, en Egypte, au Liban, en Syrie, représentaient la moitié des habitants de la Palestine de l’époque. De nos jours, le nombre des réfugiés qui s’embrasent à l’idée de regagner leurs terres, et qui peuplent ces camps tout autour d’Israël, a atteint quatre millions.

Ce n’est pas non plus la première occupation israélienne dans les terres libanaises. L’opération Litani est un autre exemple de la boucherie israélienne. En 1978, sous prétexte d’éloigner l’Organisation de Libération de la Palestine, Israël avait déjà occupé le Liban et massacré des centaines de travailleurs et en avait forcé trois cent mille à l’exil.

Et que dire de Sabra et Chatilla ? Encore un massacre qu’on ne peut oublier et dont les organisateurs ont accompli avec l’aval d’Israël qui, en 1982 occupait le Liban pour une durée de dix-huit années. Non seulement Israël accordait son aval aux miliciens phalangistes pour qu’ils attaquent les camps de réfugiés de Sabra et de Chatilla, mais il leur offrait également son soutien logistique. Au bout de ces attaques, en l’espace de,  non pas de trente-six jours, mais de trente-six heures, 1500 réfugiés Palestiniens y laissaient la vie. Le ministre de la défense Israélien de l’époque, le général Ariel Sharon occuperait le poste de premier ministre  en 2001.

En 1987, quand les Palestiniensç révoltés ont commencé à se servir des pierres comme des armes contre Israël, celui-ci en riposte a lancé ses obus sur la Bande de Gaza et sur la Cisjordanie pour écraser l’Intifada. En cinq ans il a assassiné mille Palestiniens. Pour écraser l’Intifada d’el-Aksa qui a vu le jour en 2000, cette fois il lui a fallu massacrer 3500 personnes.

Israël ne s’est pas contenté d’emprisonner près de dix mille Palestiniens pour prévenir d’éventuelles révoltes, il a également emmuré la Bande de Gaza et la Cisjordanie où sont coincés les Palestiniens.

On n’a pas besoin de beaucoup d’exemples pour montrer que l’Etat Sioniste d’Israël fait endurer un calvaire aux travailleurs du Moyen Orient. Car si on connaît bien les massacres que les Nazi ont commis contre les juifs, on sait autant ce que font les Sionistes au Moyen Orient.

Ce que l’on ne sait pas, par contre, c’est que l’Etat Sioniste d’Israël devrait être aboli pour que puissent régner la paix et le calme dans cette région. Les opposants à cette idée sont ceux qui la constatent souvent chez les mouvements  réactionnaires pro charia ou ceux qui se rappellent des massacres perpétrés par les Nazi.

L’Etat Sioniste d’Israël devrait être aboli

■ Car Israël est l’un des Etats qui a départagé la Palestine.  Cet Etat est aussi une partie du projet de la fin de la Seconde Guerre mondiale selon lequel la paix hypocrite pour le Moyen Orient des impérialistes prévoyait de prendre la Palestine en otage en lui faisant subir le partage. Ce n’est pas un hasard si la création d’Israël coïncide avec l’établissement de l’Etat de la Jordanie, arrachée à la Palestine,  qui voit le jour au même moment, avec l’attribution d’un roi à sa tête. Ce n’est pas non plus un hasard si les premiers massacres perpétrés contre les Palestiniens, étaient organisés par le biais de cet Etat.

Car Israël est Sioniste, en d’autres termes c’est un état de charia, un Etat fondamentaliste. Malgré son maquillage de démocratie, Israël est un Etat qui opprime les travailleurs qui ne sont pas de la religion de Moïse,  et par là, qui réussit à diviser les travailleurs palestiniens en des camps hostiles Arabes et Juifs.  En accord avec sa logique fondamentaliste, l’Etat Sioniste d’Israël vise à agrandir son territoire soit par la guerre, soit en encourageant les colons, soit en créant des zones de sécurité.

Jusqu’à l’anéantissement total de cet Etat Sioniste, on ne pourra voir la fin des guerres des religions qui divisent les Palestiniens et qui empêchent les guerres des classes passer au premier plan. Scinder les Palestiniens de confessions et de cultes différents, et les départager dans les territoires des Etats de religions différentes, est le plus court chemin de garantir la permanence des guerres dans la région.

■Car Israël sème les graines de nouvelles guerres pas seulement en Palestine, mais sur tout le territoire du Moyen Orient. Israël qui est l’un des Etats souverains sur la Palestine départagée, est en guerre permanente avec  les autres Etats et les forces de la région pour accroître ses terres et les sécuriser. Sous prétexte de se défendre, Israël agresse les Etats voisins et occupe leurs terres d’une manière temporaire ou permanente.

L’existence même de l’Etat Sioniste d’Israël entraîne le développement de nouveaux mouvements réactionnaires sur le sol palestinien et facilite la pérennité des mouvements et Etats réactionnaires qui se servent de la religion comme de leur capital politique.

L’abolition de l’Etat Sioniste d’Israël est  un préalable indispensable pour que le Moyen Orient puisse vivre en paix et dans le calme.

Mais l’anéantissement de cet Etat Sioniste d’Israël ne devra pas être le résultat des armées de la charia qui lui ont déclaré le Djihad ; il ne sera complet et réel que perpétré par une révolte prolétarienne qui mobilisera tous les travailleurs palestiniens y compris ceux à l’intérieur d’Israël.

Les mouvements qui prétendent être les leaders de la lutte de la Libération nationale en Palestine, comme le Hamas ou le Djihad Islamiste, ou des organisations comme le Hizboullah qui déclare la guerre à Israël depuis le Liban, ne peuvent organiser et réussir l’anéantissement révolutionnaire de l’Etat d’Israël. Ces mouvements qui ne parleront de l’abolition de l’Etat d’Israël que pour endormir les masses, visent à fonder un Etat qui fera la compétition en matière de fondamentalisme avec l’Etat Sioniste d’Israël. En réalité ils se contenteront de faire main basse sur l’un des Etats voisins à l’Israël et de négocier avec celui-ci pour le partage de la Palestine. La pratique gouvernementale de deux ans du Hamas, l’attitude exposée par le Hizboullah devant les forces de la paix de l’ONU téléguidée par les impérialistes, en sont les meilleurs exemples pour donner une idée sur les vraies ambitions de ces mouvements.

 Dans le paysage historique de la Palestine l’éventualité de voir l’Etat Sioniste d’Israël  perdre devant d’autres mouvements réactionnaires religieux n’est pas à exclure. Mais cette éventualité non seulement ne réussira pas à en finir avec l’Etat d’Israël mais ne se résultera qu’à l’établissement sur le sol palestinien des Etats fondamentalistes au moins aussi réactionnaires que celui-là. Le Royaume réactionnaire de la Jordanie en est un autre exemple concis et clair.

A cause précisément de tout cela, la mission des révolutionnaires palestiniens n’est pas de suivre n’importe quel mouvement soi-disant défenseur de la cause palestinienne ou en lutte pour fonder un Etat de charia contre Israël. La mission des révolutionnaires dans d’autres pays, soucieux de montrer leur solidarité avec la cause palestinienne n’est pas de soutenir ces mouvements réactionnaires.

Le devoir des communistes est de créer le parti révolutionnaire capable d’endosser le leadership pour rassembler tous les travailleurs du sol palestinien sans discrimination de confession dans la lutte d’une Palestine unie et laïque.

Au lieu de cela, devenir l’arrière garde des courants réactionnaires n’est qu’un premier pas déviant de cette voie.

 

Il est indispensable que deux Etats soient démolis  pour que la Palestine soit unifiée,  Et  une république laïque   pour que les Palestiniens vivent en paix !

 

La Palestine est le nom de la région qui inclut Israël, la Jordanie et une partie du territoire de l’Egypte d’aujourd’hui. Au lendemain de la Première Guerre Impérialiste de Répartition, elle a échappé au contrôle de l’Etat Ottoman au profit du mandat de l’impérialisme Britannique, et en 1946 à l’Est de ces terres, le Royaume de Jordanie a été instauré.  Un an plus tard, le Conseil Général des Nations Unis a adopté la résolution selon laquelle ‘‘la Palestine serait répartie entre deux Etats qui seraient établis par les Arabes et les Juifs’’, et sur les terres restantes, l’Etat d’Israël a proclamé son indépendance en 1948. A la fin de la guerre de 1967 entre les Arabes et les Juifs, avec l’occupation des collines du Golan, de la bande de Gaza et de la Cisjordanie par Israël, les terres soi-disant réservées aux Palestiniens se sont retrouvées réduites en peau de chagrin et le nombre des habitants Arabes et Musulmans vivant sur ces terres a été divisé par dix.

C’est à partir de ce moment que l’organisation internationale des impérialistes, les Nations Unis a entrepris des démarches pour une reconnaissance d’un Etat palestinien. On sait que ce qui est resté comme terres sont en train d’être cernées par les murs, mais ce qu’on ne connaît pas ce sont les frontières indéterminées d’un Etat qu’on appelle l’Etat de Palestine. De surcroît, pendant que l’Etat Sioniste d’Israël mobilise tous ses citoyens, hommes et femmes sous les armes, tous les Etats bourgeois du monde font un tapage pour désarmer ces Palestiniens.

Lorsque les Anglais ont compris qu’ils n’arriveraient pas gouverner en une seule entité la Palestine qu’ils s’étaient réservée au lendemain de la Première Guerre de Répartition Impérialiste, ils ont d’abord pris la décision de la scinder en deux et de créer à l’Est de celle-ci un royaume de pacotille, l’Etat de la Jordanie.  Le partage final de la Palestine a eu lieu après la Seconde guerre mondiale. Selon les plans communs des Etats vainqueurs de la guerre, sur les terres de Palestine a été instauré l’Etat Sioniste d’Israël, conjointement au Royaume de Jordanie. Depuis sa création cet Etat réactionnaire instauré comme un soi-disant cadeau de l’humanité sous prétexte qu’un peuple a été victime de l’atrocité Nazi, fait vivre un calvaire aux Palestiniens et à tous les peuples du Moyen Orient.

Les impérialistes préparent les plans d’instaurer un troisième Etat parallèlement à ces deux autres sur les terres des Palestiniens. Diverses formules se suivent pour que ce troisième Etat soit plus réactionnaire encore que les deux précédents.

La grandissante aspiration des Palestinien à la liberté et à la sérénité et leurs luttes dans cette voie, entraîne l’augmentation du nombre des calculs pour créer des Etats réactionnaires sur les terres palestiniennes.

Il est indispensable de démolir ces deux Etats, en commençant par l’Etat Sioniste d’Israël, et de couper l’herbe sous le pied de tous les mouvements réactionnaire religieux, pour la création d’une Palestine libre dans laquelle les Palestiniens pourront vivre en paix, sans discrimination de confession, de race ou de culte.

Pour dégager la voie vers cet objectif, on a besoin d’un parti communiste dont le drapeau arborera le mot d’ordre ‘‘Palestine unifiée, laïque et démocratique’’ comme mission, afin de mobiliser les travailleurs Palestiniens dans cette lutte. La libération de la Palestine est une nécessité et une importante condition préalable pour que le Moyen Orient se dirige vers la paix et la liberté.

 

Le Hezbollah et Nasrallah

 

Le Hezbollah (le Parti d’Allah) en tant que locution a pour la première fois été utilisée en Iran, par Mohammad Gaffari, l’un des mollahs qui se luttait contre le régime du Chah. Gaffari s’opposait violemment au multipartisme et écrivait en prison : ‘‘Il n’y a qu’un seul parti : le Parti de Dieu (Hezbollah).’’ Dans la définition de Gaffari le Hezbollah apparaissait comme une union sacrée, un mouvement de ceux qui voulaient un régime islamique, plutôt qu’une organisation, un parti. Ce mouvement a défini son objectif comme transformer le régime multinational libanais en un Etat islamique à l’instar de l’Iran.

Dans ce contexte on peut dire que l’idée du Hezbollah, définie par Gaffari a contribué au régime de Khomeiny fondé en 1979 en Iran.  Car l’apparition en Iran d’une organisation concrète dite le Hezbollah, ne s’est réalisée que sous Khomeiny.  Et depuis son apparition il a reconnu Khomeiny comme la plus grande autorité et a pris ses résolutions politiques fondatrices en accord avec ce régime en Iran.

Le lieu de naissance du Hezbollah en tant que parti est essentiellement le Liban. Fondé sous le mandat français en 1920, le pouvoir politique du Liban était détenu par la minorité chrétienne Maronite. Quand les Français ont quitté le pays en 1946, le pouvoir politique était toujours dans les mains de ce groupe. Cette situation dans laquelle les Chiites se sentaient lésés par les privilèges octroyés aux Chrétiens, les a conduits à s’organiser. Le premier pas a été celui de l’imam Moussa Sadr qui fonda Amal en 1974. Pendant la courte période depuis sa création jusqu’à la guerre civile en 1975, où elle s’est orientée vers la lutte armée, l’organisation Amal avait adopté une ligne politique dans les limites décrites par l’ordre établi. Au cours de ce processus pendant lequel les Chiites luttaient sous la bannière de Amal, on a également vu les fondements du Hezbollah se mettre en place.

En 1982, lors de l’opération Galilée au cours duquel Israël occupa le Liban en prétextant les camps palestiniens, Khomeiny envoya clandestinement ses 3000 gardes aguerris au pays. Ce sont ces 3000 gardes qui ont commencé l’organisation du Hezbollah de nos jours. Ils se sont organisés en priorité dans le sud Liban, à Baalbek et dans la région de Bekaa. Cette région de Bekaa était la région dont Hassan Nasrallah, aujourd’hui le secrétaire général du Hezbollah, avait pris la responsabilité au sein de l’organisation Amal.  C’était également la période où on vivait des clivages et des ruptures au sein de l’organisation Amal. Pendant cette période, Nasrallah et ses 500 partisans ont quitté Amal pour le Hezbollah. Depuis cette date, les Chiites du Liban sont représentés par ces deux organisations.  A la 10ème anniversaire de la création du Hezbollah, Nasrallah devenait son secrétaire général.

 

A ses débuts Nasrallah défendait que l’existence d’Israël était injuste et illégale et que l’objectif de son organisation était « L’annihilation de l’être sioniste ». Plus tard, il affirmait que Israël pouvait continuer à exister en dehors des terres sur lesquelles il y avait discorde.  En 1999, il déclarait que l’organisation n’avait que trois objectifs principaux : 1. Le retrait d’Israël du sud Liban 2. Le retrait du Golan 3. Le rapatriement des réfugiés Palestiniens… D’un autre côté, le mouvement défendait également la mise en liberté des Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Nasrallah a aussi fait des déclarations antisémites par moments : "Si les Juifs se rassemblent en Israël, c’est tant mieux ! Cela nous évitera de les poursuivre à travers le monde !’’ Par là, il affirmait que l’organisation avait pour but d’exterminer les Juifs.

Mais avec le temps le leader du Hezbollah a mis de l’eau dans son vin : il a soutenu qu’il fallait discerner le Sionisme et la Judéité et que l’anti-Sionisme n’était pas de défendre que les Juifs n’aient pas de foyer.

Cependant, même si on oublie que le Hezbollah a adopté des politiques d’extermination à l’encontre des révolutionnaires, surtout pendant les premières années où le régime des mollahs a pris le pouvoir en Iran, cette réalité reste toujours d’actualité. De la même manière, les années que le leader religieux du Hezbollah Fadlallah a vécues en Iraq jusqu’en 1966,  sont passées au sein du mouvement islamiste en plein lutte contre les nationalistes et les communistes.

Il suffit qu’on se souvienne du massacre des deux leaders du Parti Démocratique du Kurdistan Iranien perpétré par le Hezbollah, pour comprendre l’attitude de ce parti envers les socialistes. Le Hezbollah que l’Etat d’Iran utilisait comme son tâcheron pour liquider les opposants au régime, assassinait le leader du PDKI, Dr Abdul Rahman Kassemlou en 1988, à Vienne. En 1992, cette fois à Berlin, ils assassinaient Cherefkendi, le leader du PDKI après Kassemlou, et avec lui Houmayoun Ardalan  le représentant du parti en Allemagne, Fattal Abdouli, le représentant du parti en Europe et Naouri Dehkurdi, qui se trouvaient  à Berlin pour participer au Congrès de l’International Socialiste, mitraillés dans un restaurant appartenant à un homme d'affaires libanais.

Le Hezbollah a entretenu des relations intimes avec Hafez el Esad, le Président syrien de 1971 jusqu’en 2000. Mais le soutien politique et économique du Hezbollah provenait plutôt de la République Islamique d’Iran. Selon les sources basées aux Etats-Unis, Iran aurait fait une aide financière entre  60 et 100 M $ par an à Hezbollah.  Dans ce contexte, 3000 des militants du Hezbollah aurait reçu une formation en Iran sur les techniques de guerre de la guérilla, l’utilisation des fusées et des lance-roquettes, la bataille navale et la spécialisation sur les armes conventionnelles. Parmi eux, 50 militants se seraient formés comme pilotes de guerre. Cela ressemble à une armée formée pour devenir les forces armées d’un Etat. A vrai dire, cette impression est renforcée par le fait que le Hezbollah est perçu comme les forces armées officielles libanaises lors de l’agression d’Israël au Liban.

Le Hamas qui a pris le pouvoir au détriment de l’OLP et qui s’est transformé au pouvoir, en est un autre exemple pour imaginer à quel rôle est destiné le Hezbollah.

En effet, Nasrallah, le leader du Hezbollah qui déclarait qu’il n’y avait pas de souci à se faire à tuer des civils sur les terres occupées de Palestine, qu’il considérait aussi occupants et envahisseurs que les militaires ; affirmait dans une autre interview en 2006, qu’il fallait épargner les civils américains innocents, qu’il ne trouvait pas juste de leur nuire ! Il avait interdit aussi, aux militants de Hezbollah d’entrer en Iraq et de soutenir une quelconque organisation de résistance en lutte contre les Etats-Unis.

Le 3 mars 2005, Bush et son administration déclarait que le Hezbollah démilitarisé, serait considéré comme légitime. La résolution 1559 du Conseil de Sécurité de l’ONU, a fait un appel pour le désarmement et la dissolution de toutes les milices libanaises et non libanaises.

Dans ce cadre, même si le Hezbollah peut être considéré en guerre contre l’Etat Sioniste d’Israël, il ne peut être considéré en guerre pour la disparition de cet Etat. Il va de soi qu’on ne peut le considérer comme anti-impérialiste.

Ce qui est sûr c’est que le Hezbollah n’est pas un parti à ouvrir la voie vers une Palestine libérée. Au contraire, il est plus vraisemblable qu’il soit plus à même de jouer le rôle destiné aux mouvements islamistes repentis du Grand Projet du Moyen Orient conçu par les Etats-Unis.

Qu’est-ce Que C’est Que le ‘‘Laïcité’’

Peut-on imaginer un seul instant la fin des guerres religieuses en Palestine qui est le berceau de toutes les religions monothéistes rivales, sur laquelle elles ont lutté tout le long de l’Histoire et pour lesquelles elle représente la terre sacrée, si un Etat se reposant sur des fondements religieux y voyait le jour ? Peut- on en finir avec l’organisation de toutes les luttes politiques qui se servent de la religion ?

D’ailleurs, ça n’a pas été le cas tout le long de l’Histoire. Le fait que le politique se sert du religieux continue de persister de plus belle dans une époque où la bourgeoisie est devenue la classe dominante, cette époque impérialiste où également le capitalisme agonise. La phase ultime de ce phénomène c’est que le poste de sentinelle de la société des classes revienne aux dictateurs qui se cachent derrière le prétexte d'exécuter les préceptes de la religion.

La définition la plus rapide du laïcisme qui apparaît comme une alternative à ce phénomène, est la séparation entre les affaires religieuses et celles de l’Etat. On dit et pense généralement qu’il est un cadeau de la Révolution Française. Il est une habitude assez répandue de donner la Révolution Française et surtout les Jacobins en référence. L’idéologie dominante de la dictature bourgeoise qui règne sur les terres où nous vivons se base sur elle. Plus encore, de nos jours, la conviction la plus répandue est de  penser que la facette la plus importante et progressiste du Kémalisme c’est la défense du laïcisme qu’il a hérité de la Révolution Française et des Jacobins.  Il est vrai que le Kémalisme s’est emparé et appliqué à la lettre le laïcisme des Jacobins. Pourtant, il est faux de dire que ce « laïcisme » représente la séparation des affaires religieuses de celles de l’Etat.

Au contraire, cette interprétation du soi-disant laïcisme est une variante spécifique du phénomène ‘‘le politique se servant du religieux’’.

L’inspiration principale de la compréhension radicalement différente du laïcisme des communistes est tout autre. Pour séparer le religieux et le politique, les affaires religieuses de celles de l’Etat, il faut d’abord discerner la religion et la liberté de croyance. On ne peut empêcher ni les institutions religieuses de s’immiscer dans le politique, ni le politique de se servir de la religion, avant d’abolir toutes les privilèges de l’institution religieuse. Le laïcisme doit d’abord réussir ceci sans désavouer la liberté de croyance.

Et la première apparition d’un tel laïcisme est certes la France mais celle de la Commune de Paris. La Commune de Paris de 1871 qui est la première dictature prolétarienne du monde, déclarait la séparation de l’Eglise et de l’Etat.  Au cinquième jour, le 21 avril 1871, la résolution adoptée par la Commune de Paris concernant la relation de l’église et de l’Etat était :

 

"Au premier chapitre des principes de la République Française se trouve la liberté ;

Parmi les libertés la première est celle de la conscience ;

Le soutien financier octroyé à la religion est une contrainte sur le dos du citoyen, contraire à ses croyances et elle est immorale.

La classe cléricale est la complice des crimes liberticides  commis par la Monarchie ;

Forte de ces raisons, la Commune de Paris a pris les résolutions suivantes :

Article 1. L’Eglise et l’Etat sont séparés. Article 2. Le budget alloué aux communautés religieuses est supprimé. Article 3. L’intégralité des biens des communautés religieuses est considérée appartenir à la Nation.’’

 

Contrairement à la France d’aujourd’hui où ceux qui soutiennent les campagnes soi-disant laïques font de la xénophobie, aucune confession, ni groupe ethnique n’étaient dans la ligne de mire des travailleurs armés de Paris.

Au contraire, la Commune qui agissait avec un esprit totalement internationaliste, faisait de l’ouvrier Allemand Léo Frankel un ministre du travail et nommait deux autres Polonais, J. Dabrovvski et W. VVröbleski, à des postes militaires importants. Les musulmans d’origine magrébine qui, jusque là n’étaient pas considérés comme des citoyens, devenaient des membres à part entière de la Commune. La Commune fondait la nomination des étrangers à des postes officiels en affirmant : ‘‘le drapeau de la Commune est celui de la République mondiale’’. Quant aux Versaillais, c’était un prétexte pour persuader le peuple qu’une guerre menée contre les Communards ne serait pas considérée comme une guerre entre Français.

Il est possible et nécessaire de bâtir un seul Etat sur les terres Palestiniennes qui représentera la volonté commune de tous ceux qui y vivent. Celui-ci se fondera sur les principes d’une république laïque qui garantira les libertés de ses concitoyens, y compris la liberté de croyance, et il ne se contentera pas de mettre les religions et toutes ses institutions en dehors de l’espace politique, mais n’autorisera en aucun cas leur intrusion dans cet espace de quelque manière que ce soit.

Un tel Etat Palestinien laïque et unifié sera le premier pas sur le chemin de la libération des habitants de ces terres.

Parmi les lignes de démarcation des communistes qui ont le devoir de fonder le parti qui ouvrira ce chemin, la plus cruciale est celle qu’ils mettent entre eux et les mouvements religieux et les opportunistes qui ne sont que des suivistes de ces mouvements.